Campagne de catastrophisme politisée
Monday, May 14th, 2007Le site de la TSR propose un article sur la campagne d’une ONG, Christian Aid, à la veille d’une grande collecte de fonds. On peut y lire par exemple:
Au moins un milliard de personnes vont migrer d’ici à 2050, en conséquence du réchauffement climatique qui va exacerber les conflits et les catastrophes naturelles actuels, et en créer de nouveaux.
Un monde avec beaucoup d’autres Darfour
Manque d’eau et famine
Citant des données non encore publiées du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le rapport souligne que d’ici 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d’eau et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim
L’impact du changement climatique est la grande, l’effrayante inconnue de cette équation.
La TSR ajoute plusieurs liens de ses archives portant les titres suivants:
Les experts du climat se mettent d’accord sur les outils pour lutter contre le réchauffement climatique
Rapport du Giec: le réchauffement climatique pourrait entraîner la disparition d’espèces
Climat: rapport alarmant des experts réunis à Paris
RSR – Urgence d’agir contre le réchauffement
RSR – Le « coût » de l’effet de serre
GIEC : la peur des pays en développements
Climat: les experts demandent d’agir vite
Réchauffement climatique: dramatique
Le manque d’eau va augmenter les inégalités
Or, l’ONG en question est l’une des plus critiquées (plusieurs dizaines d’articles) par l’observatoire NGO-Monitor pour ses partis-pris politiques. Et, si l’existence du réchauffement climatique n’est nié par personne, ses origines et son impact restent des questions en suspens et les moyens de se prémunir du phénomène, ou d’en profiter, ne font de loin pas l’unanimité: plus de 17.000 scientifiques contestent (sans financement externe, en fait presque sans financement du tout) l’interprétation proposée ici par Christian Aid et relayée par la TSR, et pour des raisons solides:
http://video.google.com/videoplay?docid=-4123082535546754758De cela, la TSR ne dit mot.
UPDATE: Une commission du Sénat américain observe qu’un nombre croissant de scientifiques changent d’avis quant à la responsabilité de l’homme dans l’évolution climatique. Son dossier présente une douzaine de tels cas référencés.