Chacun a entendu parler, à maintes reprises, des prisonniers maltraités d’Abou Ghraib. Mais quels médias ont simplement évoqué la découverte, par les troupes américaines, d’un lieu de torture réelle, en Irak, complet, avec manuel de torture illustré, outillage assorti et série de victimes.
Comme le relève un professeur de droit américain,
Silence is complicity, you know.
UPDATE: Le président du Media Research Center commente:
The elite media’s liberal bias is abundantly clear in this case. U.S. soldiers raided several al-Qaeda safe houses in Iraq and discovered stacks of evidence about how al-Qaeda tortures its victims. The tools, the drawings, and the photos are gruesome and clearly show what type of enemy the U.S. is facing.
Yet most of the liberal media are deliberately silent. This is the same self-righteous liberal media that ran more than 6,000 stories and countless photos of Abu Ghraib and the abuse of prisoners there by several U.S. soldiers. Where are they now? Why will they not show the American people what al-Qaeda is actually doing in Iraq right now? Whose side are they on?
Al-Qaeda’s crimes are a thousand-fold more brutal than anything done by any derelict U.S. soldier. Yet it’s obvious now that the liberal media want to focus on U.S. misdeeds, and alleged misdeeds, and theoretical misdeeds instead of giving the truth to the American people.
UPDATE: Voilà, en revanche, ce qui est «accablant» aux yeux de la presse subventionnée:
Les anciens présidents polonais Aleksander Kwasniewski et roumain Ion Iliescu ont donné leur feu vert à ces prisons secrètes [de la CIA], a indiqué Dick Marty. Le site polonais a notamment accueilli le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, et un lieutenant d’Oussama Ben Laden, Abou Zubaïda.
Finalement, il y a bien une certaine logique dans cette démarche.
UPDATE: Plus de détails sur certaines «tortures déhumanisantes» subies par les terroristes dans les prisons secrètes de la CIA, le tout «selon Dick Marty»:
Des détenus ont ainsi été amenés dans leurs cellules par des hommes très robustes, habillés en noir, portant des masques qui recouvraient totalement leur visage et des visières sombres sur les yeux. Leurs vêtements ont été lacérés et arrachés. Certains ont passé plusieurs mois d’isolement et d’extrême privation sensorielle dans de minuscules cellules, enchaînés et menottés en permanence. Ils ont reçu de vieilles couvertures noires trop petites, de la nourriture crue, insipide et souvent versée sans soin, tombant à côté du récipient. Selon de nombreux détenus, l’air conditionné était réglé délibérément pour rendre la cellule inconfortable, soit surchauffée, soit parcourue de courants d’air glacial.
A-t-on une idée des conditions de vie dans les camps d’entraînement d’où la plupart de ces gens arrivaient?
Certains ont été soumis à des bruits ou des dérangements permanents leur interdisant de trouver le sommeil, d’autres avaient pour fond sonore un bourdonnement faible, mais constant de bruit blanc diffusé par les haut-parleurs. Ce fond était ponctué de braillements de musique occidentale à pleine puissance, de versets déformés du Coran ou de bruits irritants, comme le tonnerre, un décollage d’avion, des cris de femmes et d’enfants…
Cette politique de détention secrète a créé un dangereux précédent de déshumanisation, estime Dick Marty qui se dit «profondément touché» par les épreuves endurées par ces prisonniers «car ils me sont toujours apparus comme des êtres humains». Le conseiller aux Etats (PRD/TI) s’appuie sur une série de témoignages anonymes d’anciens prisonniers, de défenseurs des droits de l’Homme ou de personnes ayant travaillé au fonctionnement ou à la création des prisons secrètes de la CIA.
Ces gens se proposent d’user de terrorisme pour imposer un état théocratique mondial et des lois médiévales et c’est dans leurs témoignages victimaires que Dick Marty va chercher des signes de déhumanisation.
Et voici un vrai compte rendu sur la présentation du dossier de Marty, avec le pour, le contre et les arguments avancés.