Archive for the ‘Antiaméricanisme’ Category

Les omissions ciblées qui favorisent l’anti-américanisme

Sunday, June 24th, 2007

Hier, samedi 23 juin, au Journal de 19h30, la TSR annonce que la CIA va rendre publics des documents «top secrets» sur les activités problématiques de l’organisation dans les années 1950 à 1970. Tous les faits relatés par les journalistes sont exacts, mais ils omettent d’informer le public romand que tout cela a fait l’objet de débats aux États-Unis dans les années 1970 déjà, sous le président Ford, que des résumés en avaient déjà été publiés à l’époque et que les documents individuels en question, s’ils n’ont en effet jamais été rendus publics sous la forme actuelle, étaient largement connus de tous les enquêteurs. Et ce «détail» figure en bonne place du communiqué que les journalistes de Genève avaient sous les yeux en préparant leur sujet.

Et si Johnston avait été kidnappé par des Israéliens?

Saturday, June 2nd, 2007

The first point is that it would never happen. There are no Israeli organisations – governmental or freelance – that would contemplate such a thing. That fact is itself significant.

But just suppose that some fanatical Jews had grabbed Mr Johnston and forced him to spout their message, abusing his own country as he did so. What would the world have said?

À votre avis?

UPDATE: Un bon papier, en français, sur les terroristes qui ont revendiqué l’enlévement de Johnston. Ce sont des Palestiniens qui ont déjà collaboré avec le Hamas dans des affaires d’enlèvement et qui s’engagent explicitement non plus seulement pour la cause palestinienne, mais pour le djihad mondial.

UPDATE: Voici la version française de cet article, réalisée par Sentinelle 5767:

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Deux poids, deux mesures

Saturday, May 26th, 2007

Chacun a entendu parler, à maintes reprises, des prisonniers maltraités d’Abou Ghraib. Mais quels médias ont simplement évoqué la découverte, par les troupes américaines, d’un lieu de torture réelle, en Irak, complet, avec manuel de torture illustré, outillage assorti et série de victimes.

Comme le relève un professeur de droit américain,

Silence is complicity, you know.

UPDATE: Le président du Media Research Center commente:

The elite media’s liberal bias is abundantly clear in this case. U.S. soldiers raided several al-Qaeda safe houses in Iraq and discovered stacks of evidence about how al-Qaeda tortures its victims. The tools, the drawings, and the photos are gruesome and clearly show what type of enemy the U.S. is facing.

Yet most of the liberal media are deliberately silent. This is the same self-righteous liberal media that ran more than 6,000 stories and countless photos of Abu Ghraib and the abuse of prisoners there by several U.S. soldiers. Where are they now? Why will they not show the American people what al-Qaeda is actually doing in Iraq right now? Whose side are they on?

Al-Qaeda’s crimes are a thousand-fold more brutal than anything done by any derelict U.S. soldier. Yet it’s obvious now that the liberal media want to focus on U.S. misdeeds, and alleged misdeeds, and theoretical misdeeds instead of giving the truth to the American people.

UPDATE: Voilà, en revanche, ce qui est «accablant» aux yeux de la presse subventionnée:

Les anciens présidents polonais Aleksander Kwasniewski et roumain Ion Iliescu ont donné leur feu vert à ces prisons secrètes [de la CIA], a indiqué Dick Marty. Le site polonais a notamment accueilli le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, et un lieutenant d’Oussama Ben Laden, Abou Zubaïda.

Finalement, il y a bien une certaine logique dans cette démarche.

UPDATE: Plus de détails sur certaines «tortures déhumanisantes» subies par les terroristes dans les prisons secrètes de la CIA, le tout «selon Dick Marty»:

Des détenus ont ainsi été amenés dans leurs cellules par des hommes très robustes, habillés en noir, portant des masques qui recouvraient totalement leur visage et des visières sombres sur les yeux. Leurs vêtements ont été lacérés et arrachés. Certains ont passé plusieurs mois d’isolement et d’extrême privation sensorielle dans de minuscules cellules, enchaînés et menottés en permanence. Ils ont reçu de vieilles couvertures noires trop petites, de la nourriture crue, insipide et souvent versée sans soin, tombant à côté du récipient. Selon de nombreux détenus, l’air conditionné était réglé délibérément pour rendre la cellule inconfortable, soit surchauffée, soit parcourue de courants d’air glacial.

A-t-on une idée des conditions de vie dans les camps d’entraînement d’où la plupart de ces gens arrivaient?

Certains ont été soumis à des bruits ou des dérangements permanents leur interdisant de trouver le sommeil, d’autres avaient pour fond sonore un bourdonnement faible, mais constant de bruit blanc diffusé par les haut-parleurs. Ce fond était ponctué de braillements de musique occidentale à pleine puissance, de versets déformés du Coran ou de bruits irritants, comme le tonnerre, un décollage d’avion, des cris de femmes et d’enfants…

Cette politique de détention secrète a créé un dangereux précédent de déshumanisation, estime Dick Marty qui se dit «profondément touché» par les épreuves endurées par ces prisonniers «car ils me sont toujours apparus comme des êtres humains». Le conseiller aux Etats (PRD/TI) s’appuie sur une série de témoignages anonymes d’anciens prisonniers, de défenseurs des droits de l’Homme ou de personnes ayant travaillé au fonctionnement ou à la création des prisons secrètes de la CIA.

Ces gens se proposent d’user de terrorisme pour imposer un état théocratique mondial et des lois médiévales et c’est dans leurs témoignages victimaires que Dick Marty va chercher des signes de déhumanisation.

Et voici un vrai compte rendu sur la présentation du dossier de Marty, avec le pour, le contre et les arguments avancés.

Les médias contre Wolfowitz

Tuesday, May 15th, 2007

Aujourd’hui, les principaux médias relaient les accusations portées contre le président actuel de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz. Il aurait, selon une commission d’enquête, indûment fourni un poste plus élevé et mieux payé à sa compagne, qui travaillait déjà à la Banque mondiale lors de son élection à sa présidence, il y a deux ans.

Les moins malhonnêtes (pour aujourd’hui, mais c’est exceptionnel) s’en tiendront là. Les pires, avec parmi eux la RSR et la TSR, présenteront une succession de présentations faussées des événements, dont ils savent que l’antiaméricanisme ambiant les rendra faciles à accepter. Et ils renonceront à préciser que la solution proposée par Wolfowitz, et réitérée à plusieurs reprises, consistait à le récuser personnellement de toute responsabilité sur son amie. S’il a finalement accepté la promotion forcée qu’on lui reproche aujourd’hui, c’était sur l’insistance des mêmes milieux qui se réjouissent à présent de le voir chassé de ce poste important.

Mais dire cela n’est pas politiquement correct. Pour un organe de presse, c’est même problématique. Tant de collègues et tant de politiciens influents sont persuadés qu’il est judicieux de défavoriser les États-Unis. Leur déplaire, c’est se mettre dans le camp de ceux qu’on dénigre. En revanche, s’attaquer à Wolfowitz ne vaut d’ennuis sérieux à personne. Alors, on omet simplement de présenter un point de vue, et peu importe si c’est celui du principal intéressé.

UPDATE: Le New York Times indique, sans trop le faire exprès, les raisons les plus plausibles pour lesquelles Wolfowitz a été contraint à la démission:

Administration officials, who requested anonymity because they didn’t want to criticize Mr. Wolfowitz on the record, said that one of the reasons he ran into trouble at the bank was that he was not a consensus builder.

Mr. Wolfowitz sought to institute new policies to fight corruption in the countries aided by the bank, for example. But bank officials complained that he failed to lay the groundwork by consulting country managers at the bank and the board of directors before suspending aid to some countries. This year, the board adopted a policy forcing him to consult them before cutting off financing to countries accused of tolerating graft.

Il a manqué de tact en omettant de consulter les gens qui toléraient la corruption et l’inefficacité des mesures mises en oeuvre avant lui.